Le Tribunal spécial pour le Kosovo, établi à La Haye, a condamné le 16 septembre l’ancien président kosovar Hashim Thaçi à vingt-cinq ans de prison pour les crimes de guerre de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), dont il fut l’un des principaux dirigeants politiques pendant le conflit de 1998-1999 contre les forces serbes. Au Kosovo comme en Serbie, ce verdict réveille les interprétations opposées des guerres de l’ex-Yougoslavie, constate la presse régionale.